[Week 1] Mon arrivée au Japon

9 Octobre 2018 : Ca y’est ! On y est ! Le jour J est enfin arrivé !

Le premier vol étant à 10h50, je ne traine pas et me prépare rapidement, fais un gros bisou à ma maman, ravale mes larmes et monte dans la voiture de mon papa qui m’emmène à l’aéroport. Depuis mes 19 ans, je ne compte même plus le nombre de fois où j’ai pris l’avion seule, pour les études, les stages ou le boulot. Mais rien n’y fait. Je suis émue à chaque fois. Un peu plus même cette fois-ci car pour la première fois, je culpabilise : autant avant, je me disais que c’était pour ma carrière, autant aujourd’hui, je sais que j’ai un fait un choix égoïste, une décision pour mon plaisir personnel.

Mon papa m’emmène seul à l’aéroport. Lui, qui n’a jamais compris pourquoi je n’étais pas comme les autres « gosses », c’est-à-dire posée dans mon boulot, mariée et avec des enfants, commence à me poser un tas de questions sur ce que je vais faire au Japon, mon avenir, etc… J’explique du mieux que je peux… et me sauve très rapidement lorsqu’on arrive à l’aéroport, soulagée de ne plus avoir à m’expliquer et ne me retourne pas pour ne pas voir son visage triste…


10 Octobre 2018 : Les deux vols (Paris-Helsinki et Helsinki-Tokyo) se déroulent sans encombre. Au moment de passer devant les douanes, je leur dis que je suis là pour un Working Holiday. Je rentre dans un bureau adjacent où ma Residence Card est imprimée en 5 minutes.

Je récupère mes bagages et passe le dernier contrôle (tout le monde doit présenter ses bagages et son passeport). Le douanier comprend que je voyage avec un PVT (= Working Holiday Visa), ne m’embête pas plus et me laisse partir. Lors de mes 3 précédents voyages dans le pays, j’ai eu à ouvrir mes bagages à chaque fois pour qu’ils les contrôlent. Et quand je dis contrôle, ce n’est pas jeter un bref coup d’oeil, non, non, c’est un VRAI contrôle a.k.a. je refais ma valise presque. Une fois, j’ai même été fouillée et interrogée dans une salle à part : « Why are you here ? Why are you travelling alone ? Do you have any friends here ? » Bref, tout ça pour dire que je suis bien contente qu’on me laisse tranquille cette fois-ci.

Ma copine Yukari est venue me chercher. Yukari est une japonaise avec qui j’ai bossé dans l’hôtellerie à Pékin. On avait le même niveau de poste, elle en Réception et moi dans la Restauration. On avait toutes les deux un boss étranger et des subordonnés chinois, les mêmes merdes à gérer quoi… On s’est ainsi liées d’amitié très rapidement et on avait pour habitude de se retrouver lorsque nos jours off coïncidaient pour manger, boire et râler…

On file vers mon auberge situé dans le quartier d’Asakusa pour y déposer mes bagages puisqu’il n’était pas encore l’heure du check-in mais à notre surprise, le réceptionniste me donne ma chambre. Je ne pouvais espérer un meilleur accueil au Japon. Je me rafraîchis rapidement et vais rejoindre Yukari, partie se balader en m’attendant. Elle m’emmène dans un restaurant de Sukiyaki, sorte de fondue chinoise où on cuit le bœuf et les légumes dans une sauce spéciale. Une vraie tuerie !!! Le bœuf fond dans la bouche et malgré une sauce très prononcée, le goût de la viande ressortait quand même. Bien que traditionnel, le Sukiyaki ne se mange pas tous les jours, car relativement coûteux (3000 yens = 25 € par personne). Yukari a tenu à m’inviter pour fêter mon arrivée !

L’estomac rempli, on se dirige vers le Sensoji Temple (temple Bouddhiste le plus vieux de Tokyo et un des spots les plus touristiques de la ville). Il était important pour moi d’y aller « annoncer mon arrivée » à la déesse Kannon (観音 en chinois) et lui demander de veiller sur moi. J’en profite également pour aller tenter ma chance au Omikuji. On secoue une boite pour en faire tomber un numéro. On récupère ensuite un papier correspondant à ce numéro et on y lit notre fortune. Cette fois-ci, je tire le numéro 10 qui me prédit la meilleure fortune possible. Tout me réussira apparemment. Bien qu’il ne faut pas prendre ces prédictions trop sérieusement, ça me touche quand même un peu. La dernière fois que j’en ai tiré un (en Mai 2017), j’ai reçu ce qu’il y avait de pire, me garantissant une période difficile à endurer, et pour le coup, les dieux ne s’étaient pas trompés. Le premier semestre 2018 a été très difficile pour moi à tous les niveaux.

11 Octobre 2018 : Complètement lessivée à cause du jet-lag, je ne fais pas grand chose, si ce n’est me promener dans le quartier. Je vais au centre d’information touristique et culturel d’Asakusa, situé en face du Sensoji Temple pour monter au 8e étage où un observatoire nous offre une jolie vue sur les environs. L’entrée y est entièrement gratuite. Par contre, pas de chance pour moi, il y avait du brouillard partout…

Grâce aux brochures trouvées au centre, je décide d’aller visiter le Shitamachi Museum, un petit musée situé dans le quartier d’Ueno, qui reconstitue une ruelle typique de l’époque d’Edo (1600-1868). Une visite guidée en anglais et gratuite nous est proposée, ce qui est top… sauf quand le guide est super réservé/timide. Du coup, ne pensant qu’à ouvrir grand mes oreilles, j’en oublie de prendre des photos !

12 Octobre 2018 : Motivée de fou, je me rends dans la mairie de Nakano, district où je passerai les 2 prochains mois car c’est là que j’ai trouvé mon auberge de volontariat (20 heures maximum de travail par semaine en échange d’un hébergement gratuit). Je dois aller faire inscrire l’adresse de l’auberge au dos de ma Residence Card, sans quoi, ma carte ne serait pas valide. Contrairement à tout ce que j’ai pu lire sur le net, la tâche a été très simple bien que personne ne parlait anglais à la mairie. Le formulaire était facile à remplir et je n’avais pas à écrire mon nom et mon prénom en Katakana. Dommage… 🙂

C’est là aussi qu’on est inscrit à la sécurité sociale locale. Un courrier sera envoyé à l’adresse déclarée et on devra aller payer pour l’activer. Je ne sais pas encore comment faire pour le paiement et j’attends impatiemment d’en connaître le coût qui change en fonction du quartier où l’on se trouve mais devrait être aux alentours de 15 € par mois. Affaire à suivre…

C’est aussi avec cette carte complétée que je peux m’ouvrir une ligne téléphonique locale. Là, c’était un peu galère au début : un pauvre type essaie de m’embobiner et me faire souscrire un forfait à près de 7,000 yens mensuels (= 55 €), contrat sur 2 ans, donc pénalités si on doit résilier avant. Et tout ça pour 3 Go de data et 40 minutes de consommation téléphonique. Autant dire que je l’ai rapidement envoyé chier. Je trouve finalement un bon deal et surtout un vendeur chinois avec qui je peux communiquer tranquillement et lui poser 40,000 questions. Forfait à 1,000 yens par mois (= 8 €) pour 6 Go de data mais le reste (SMS et appels) sera facturé en fonction de la consommation réelle.

13 Octobre 2018 : Une journée EPIC FAIL. A la base, je voulais aller dans la ville voisine de Kawagoe, connue pour son centre-ville datant de la période Edo. Dans le métro, je vois une super affiche qui me dit que le réseau de métro organise en ce moment-même sa 5e « chasse au trésor » à travers la ville. Moi qui adore les énigmes, les escape games et tout ça, je vais acheter direct mon kit d’énigme à 2,200 yens (= 17 €) qui comprend un ticket de métro valide sur tout le réseau pendant 24 heures, puisqu’on est censés se balader partout dans Tokyo pour trouver des indices et résoudre les problèmes. Ultra motivée, je résous les 2 premières questions assez rapidement. La 3ème est un peu plus cocasse. Je me prends au jeu, tellement qu’au bout d’une demie-heure de galère sur la question, je me rends compte que je n’ai plus mon ticket de train… J’ai beau avoir cherché partout, impossible de retrouver mon ticket… Ultra, mais ULTRA blasée, je lâche l’affaire. Je n’avais même pas fini la mission 1, et il y en a 5 au total. J’étais super dégoûtée d’autant plus que c’était vraiment rigolo, bonne ambiance. Il y a pas mal de monde dans le métro avec leur kit comme on est un samedi, des couples, des familles, des groupes d’amis, des japonais, des touristes… (les kits étaient soit en Japonais, soit en Anglais). Dommage !

J’essaie de ne pas me laisser abattre et me motive à aller au Edo-Tokyo Museum que je recommande à tout le monde. Les guides audio sont gratuits et en de nombreuses langues. Les explications sont bien faites, le bâtiment est énorme et tout y est en grandeur nature. On est en totale immersion dans les deux époques présentées (époque Edo et début de l’époque Tokyo). Il y a pleins d’activités interactives. Bref, une super visite qui me remonte le moral après le big FAIL de la matinée.

14 Octobre 2018 : Je considère aujourd’hui comme le dernier jour de « vacances » puisque demain je dois changer d’auberge et en principe commencer mon « volontariat ». Du coup, je fais la grasse mat’… Après une petite promenade de 25 minutes, j’arrive au parc Ueno vers 13h où je compte me joindre à une visite en anglais, guidée par un bénévole, donc gratuite. C’est en fait le guide que j’ai eu au musée Shitamachi qui m’en a parlé. Cette fois-ci, le monsieur a l’air bien moins réservé et a un anglais beaucoup plus compréhensible. La visite dure 1h30, durant lesquelles on fait vraiment le tour du parc et on a des explications assez superficielles sur les différents bâtiments puisque les entrées sont payantes. Il n’y avait qu’une autre fille et moi dans le groupe, du coup la balade a quand même était très sympathique. On a discuté de tout et de rien avec le guide.

Lorsque la visite prend fin, je décide d’aller voir le National Science Museum qui se trouve dans le parc. Le musée est très bien entretenu et moderne, avec aussi pas mal d’activités interactives. Par contre, il manque cruellement de description en anglais. Du coup, j’ai pas compris grand chose de ce que je voyais… mais au prix auquel j’ai payé l’entrée, je ne me suis pas trop plaint : 520 yens (= 4 €). La brochure que j’ai chopée au centre d’information touristique et culturel m’a permis d’avoir une petite réduction sur simple présentation de celui-ci ! Je décide enfin de rentrer à mon auberge, à pied encore une fois pour finir ce post et faire mes bagages.

Voilà, c’est tout pour cette semaine. Je ne savais pas qu’écrire un tel poste me prendrait autant de temps. Je dois me relire de nombreuses fois, pour être sur de ne pas faire trop de fautes d’orthographe, de grammaire, etc… et surtout de ne pas vous raconter de la merde ou ma vie dans les détails. Du genre, vous n’avez pas forcément envie de savoir que je trouve les WC publics très propres ici, que le tri des poubelles me gave et que je suis choquée par la quantité de sacs plastiques qu’on me donne…

Aller, c’est vraiment tout pour cette semaine, tchuss 🙂

 

La vidéo récap’ de ma première semaine au Japon :

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